Bilan du Mondial de l’Auto 2018

  1. Bilan du Mondial de l’Auto 2018

Mondial de l’Auto 2018 : le succès est toujours au rendez-vous

Nouvellement baptisé Mondial Paris Motor Show, le Mondial de l’Auto a tenté de se réinventer cette année, probablement pour retarder une fin annoncée par beaucoup. Au moment de fermer les portes, l’heure est au bilan. L’occasion de s’intéresser à la fréquentation, aux nouveautés présentées ainsi qu’aux innovations proposées par cette nouvelle édition.

Mondial de l’Auto 2018 : toujours le plus grand salon du monde

Les organisateurs du Mondial de l’Auto ont de quoi être satisfaits : malgré une fréquentation en légère baisse, la grande messe française de l’automobile a réussi à attirer plus d’un million de visiteurs. Certes, nous sommes très loin de 2004, l’année record qui avait vu la présence de 1,5 million de personnes. La performance est tout de même honorable, notamment car l’événement ne durait que 11 jours, contre 17 par le passé. Malgré une semaine de plus, le Mondial n’avait attiré que 5 000 visiteurs de plus il y a 2 ans.
On pouvait également craindre l’absence de nombreux constructeurs historiques, dont Volkswagen, Volvo ou encore Fiat. Au moment de réaliser ce bilan, force est de constater que les innovations de cette nouvelle mouture ont su séduire le public. Regroupement avec le salon de la moto, nouvel espace dédié à la mobilité, focus sur les technologies d’avenir ou encore expositions thématiques : autant d’initiatives qui semblent avoir donné un second souffle au Mondial de Paris.
Résultat ? Alors qu’on lui prédisait une inexorable mort, le Mondial Paris Motor Show a su préserver l’essentiel : rester le salon automobile le plus populaire au monde. Avec environ 1 million de visiteurs, il est toujours devant les deux autres principaux salons européens : Francfort (810 000 visiteurs en 2017) et Genève (660 000 en 2018). Il faut dire aussi que l’érosion de la fréquentation touche la plupart des événements automobiles, y compris Détroit qui atteint difficilement les 800 000 visiteurs. Au final, seuls les salons asiatiques tirent leur épingle du jeu et battent, chaque année, de nouveaux records de visites. L’attractivité de Shanghai et de Pékin est d’ailleurs la preuve que la Chine est plus que jamais en train de devenir un acteur majeur de l’automobile mondial.

L’avenir de l’automobile, au centre de toutes les préoccupations

L’édition 2018 du Mondial de l’Auto a apporté un autre enseignement majeur : le futur de la mobilité a été la principale préoccupation des participants pendant les 17 jours qu’a duré le salon. Le Mondial de Paris nous a d’ailleurs permis de décrypter en partie l’avenir de l’automobile. Preuve que nous assistons à une véritable transformation du marché et des habitudes, les véhicules électriques et hybrides étaient omniprésents. Si les stands ont fait la part belle aux innovations, les visiteurs aussi se sont intéressés de près à l’automobile de demain, notamment en ce qui concerne l’énergie capable de supplanter le diesel. Mais la place de la voiture individuelle, le développement du véhicule autonome et la création de nouvelles formes de mobilité ont également été des sujets centraux.
Le salon était également l’occasion de répondre à une question : face aux politiques actuelles, voulant réduire le parc automobile et favoriser l’autopartage, est-ce que le plaisir de conduire pouvait toujours exister ? La réponse semble être positive. Signe que l’automobile continue toujours à faire rêver, c’est le stand Ferrari qui a été l’un des plus actifs. Avec ses Monza SP1 et SP2, deux supercars au design incomparable, le constructeur italien a prouvé que la voiture reste avant tout émotionnelle. Parmi les stars du Mondial de l’Auto, difficile également ne pas citer la Peugeot e-Legend, tant le concept-car tricolore a vu le public se presser autour de lui. Si l’automobile se rationalise et évolue pour s’adapter à son époque, la passion semble, elle, toujours aussi intacte.

La nouveauté comme leitmotiv

Si le Mondial de l’Auto 2018 a été un succès, il le doit en grande partie aux exposants qui ont joué le jeu. Si bien que le public en a presque oublié l’absence de Ford, Volkswagen et autre Nissan. C’est tout particulièrement le cas de PSA qui a réservé la présentation de nombreux modèles pour l’occasion. Si la e-Legend a été l’attraction principale du stand, d’autres modèles ont su faire forte impression. La DS3 Crossback et la Citroën C5 Aircross en sont d’ailleurs les meilleurs exemples. Les constructeurs allemands aussi étaient bien décidés à se faire remarquer. Entre la Mercedes EQC, l’Audi Q3 et la Porsche 911, les nouveautés venues d’outre-Rhin ont aussi participé à la réussite du Mondial de Paris.
Les expositions inédites ont également été saluées par le public. L’événement consacré aux Routes Mythiques, installé dans le pavillon 5, a d’ailleurs permis de se replonger dans la légende de l’automobile, à la découverte des modèles les plus emblématiques de l’histoire. Une parenthèse nostalgique bienvenue dans un salon très innovant. L’arrivée de la moto a aussi permis d’attirer un nouveau public et d’offrir un nouveau souffle à l’événement. Le hall 3 a d’ailleurs été l’occasion pour les passionnés de découvrir la Kawazaki ZX10R, la nouvelle Suzuki Katana ou encore la Harley Davidson FDXR.
Quelques VIP ont eu la chance de pénétrer au sein du Mondial Limited, un espace exclusif dédié aux clients des marques de prestige. Un lieu où l’on a pu apercevoir la Lamborghini Urus, l’Infiniti Project Black S et, bien évidemment, la Bugatti Divo, le modèle fabriqué à seulement 40 exemplaires et qui avait déjà écoulé son stock avant même la fin du salon. Autre nouveauté : le centre de test installé sur la Place de la Concorde. Du 4 au 14 octobre, une dizaine de véhicules verts pouvaient être essayés gratuitement. L’occasion de se frotter aux électriques, aux hybrides et même à l’hydrogène. Au total, plus de 6 000 essais ont été réalisés et ont permis d’attirer la frange la plus écolo des automobilistes. Autant de belles initiatives qui ont permis de revitaliser l’événement. De quoi supposer que le Mondial de l’Auto n’est pas mort et qu’on devrait très certainement le retrouver en 2020.

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