Palmarès des voitures les moins chères à l’usage

Choisir quel véhicule acheter : une problématique de plus en plus complexe en France. Avec la nouvelle prime à la conversion, la hausse du prix des carburants et l’effritement du diesel sur l’année 2017, les automobilistes ont de moins en moins de certitudes pour faire leur choix. Pour les aider, L’Argus révèle le prix de revient kilométrique de nombreux véhicules pour 2018. Une étude permettant de plus facilement choisir un véhicule selon sa nature et son usage. Explications.
Argent et voiture

Le PRK : un outil pour calculer le coût de revient d’un véhicule

Chaque année depuis maintenant 11 ans, L’Argus dévoile le PRK (ou prix de revient kilométrique) de plus de 1 000 véhicules essence et diesel. Cet indice permet de connaitre le coût global d’une voiture sur les 5 prochaines années, en se basant sur 4 kilométrages annuels différents (de 10 000 à 35 000 kilomètres). En d’autres termes, le PRK permet de savoir combien un automobiliste dépense à chaque kilomètre parcouru. L’objectif ? Permettre aux automobilistes de choisir un véhicule en fonction ce qu’il va réellement leur coûter à l’usage.
Pour déterminer le prix de revient kilométrique, l’enquête s’intéresse à de nombreux éléments :
– Le prix catalogue du véhicule qui inclue les frais de carte grise ainsi que l’éventuel bonus ou malus
– Le coût de financement (sur la base d’un crédit de 15 000€ sur 3 ans à 2,8%)
– Le prix de l’assurance tous risques et du bonus 50%
– Le coût de l’entretien hors changement de pneus (maintenance, révision, etc.)
– La consommation de carburant (selon la consommation NEDC fournie par le constructeur et majorée de 15%)
– La valeur résiduelle du véhicule sur 5 ans (valeur de revente)

Ce qu’il faut retenir du PRK 2018

Hausse du prix de revient kilométrique, diminution de la différence entre le diesel et l’essence, attrait plus important pour l’essence… découvrez les grandes tendances du PRK 2018.

Un coût de revient kilométrique plus cher que par le passé

Le premier enseignement de cette étude est que le prix de revient kilométrique est à la hausse. Alors qu’il avait diminué en 2017, le PRK 2018 augmente dans son ensemble, et ce, pour les véhicules diesel comme essence. Même la Dacia Sandero qui était la moins chère à l’usage depuis plusieurs années voit son prix de revient kilométrique légèrement augmenter cette année (+ 1 centime d’euro pour la version 0.9 TCe 90 Ambiance sur la base de 15 000 kilomètres parcourus en un an).
Mais pour d’autres modèles, l’augmentation du coût d’usage est beaucoup plus marquée. C’est le cas notamment de la Volkswagen Golf 1.6 TDI 115 et de la Mercedes Classe C 200d qui ont respectivement vu leur PRK augmenter de 5 et de 9 centimes d’euro entre 2017 et 2018. À titre d’exemple, cela représente une hausse de 750 et de 1 350€ pour un automobiliste parcourant 15 000 kilomètres sur une année.
On remarque également que cette hausse du PRK est plus nette pour les véhicules diesel. Pour preuve, la Peugeot 308 en version Active voit son prix de revient kilométrique augmenter de 3 centimes en motorisation essence et de 7 centimes en motorisation diesel. Une hausse essence/diesel similaire du côté du Renault Captur. Toutefois, la hausse globale du PRK sur 2018 est principalement à mettre sur le compte de l’augmentation du prix des carburant (+ 16 centimes pour le gazole et + 9 centimes pour le SP95 selon l’UFIP).

L’écart entre le diesel et l’essence se resserre

Le bilan du marché automobile français en 2017 nous a déjà appris que l’essence a détrôné le diesel à la fin de l’année dernière. La tendance devrait se poursuivre en 2018, notamment car l’écart de prix entre l’essence et le diesel n’a cessé de diminuer (de + 15 centimes à + 8 centimes). Et cela a une conséquence directe sur le prix de revient kilométrique et sur la réelle rentabilité du diesel. La preuve en est avec le Citroën C4 Picasso, dont l’écart de PRK passe de 0,04€/km en 2017 en faveur du diesel à seulement 0,02€/km en 2018.
Pour d’autres véhicules, le changement est plus impressionnant. C’est le cas du Nissan Qashqai dont certaines versions essence sont dorénavant moins chères à l’usage que leur équivalent diesel.
Si le prix du carburant joue pour beaucoup dans cette tendance, l’attrait pour l’essence a aussi un rôle important. Davantage valorisées depuis quelques temps, les voitures essence ont une valeur de revente plus importante que par le passé. Et avec les différentes menaces qui entourent le diesel, et notamment l’interdiction de circuler en ville, l’essence devrait plus que jamais avoir son mot à dire.

PRK 2018 : les bons et les mauvais élèves

Au-delà de ces grandes tendances, il est toujours bon de connaitre les véhicules qui ont le PRK 2018 le plus élevé et le plus faible. Et la championne toute catégorie est la Dacia Sandero 1.0 Sce 75 ch dont le coût d’usage est de seulement 0,33€/km (sur la base de 15 000 km parcourus en un an). Déjà 8ème voiture la plus vendue en 2017, la citadine roumaine devrait donc être à l’honneur cette année encore. Parmi les 10 véhicules dont le prix de revient kilométrique est le plus faible, on retrouve d’ailleurs 3 autres modèles Dacia : la Logan (1.0 SCe 75 ch), le Duster (1.5 dCi 90 4×2) et le Dokker (1.5 dCi 75 Silver Line). S’insèrent également dans le top 10 des versions du Suzuki Celerio, de la Citroën C1, de la Skoda Citigo et de la Toyota Aygo. On notera que la voiture la plus commercialisée l’année dernière, à savoir la Renault Clio, est plutôt une bonne élève puisque son PRK varie entre 0,60 et 0,88€/km selon les versions.
À l’opposée, c’est un SUV prémium qui présente le coût d’usage le plus élevé pour 2018 : le Land Rover Velar (3.0 V6 380 ch R-Dynamic S AWD BVA) avec pas moins de 3,78€/km. Suivent ensuite d’autres versions de véhicules haut de gamme, comme la Mercedes GLE 400, le Jeep Grand Cherokee, le Land Rover Range Rover ou encore l’Infiniti QX70.

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