Opel Ampera-e : une révolution dans l’univers de l’électrique ?

L’Opel Ampera-e électrise le marché de l’automobile

Avec une autonomie annoncée de plus de 500 kilomètres, l’Opel Ampera-e frappe un grand coup sur le marché de l’électrique. Mais malgré cette performance inédite, une question se pose : l’Opel Ampera-e est-elle l’avenir de l’automobile ?

L’Opel Ampera-e chamboule le monde de l’électrique

Dévoilée au Mondial de l’Automobile de Paris de 2016, l’Opel Ampera-e a une ambition majeure : révolutionner l’univers de l’automobile, et tout particulièrement celui de l’électrique. Pour cela, elle peut compter sur une autonomie record et une grande puissance, le tout permis grâce à des batteries d’un nouveau genre. Présentation de ce véhicule électrique qui veut bouleverser son monde.

Le point fort de l’Opel Ampera-e ? Ses batteries surpuissantes !

L’Opel Ampera-e est très largement inspirée de sa cousine destinée au marché américain, la Chevrolet Bolt. Et aux Etats-Unis, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette voiture électrique a le vent en poupe. Pour cela, Bolt comme Ampera-e peuvent s’appuyer sur des batteries lithium-ion surpuissantes. Avec ses 60 kW de capacité, elle fait tout simplement deux fois mieux que la Nissan Leaf et la BMW i3. Quant à la Renault Zoé, son autre principale concurrente, elle est aussi à la traine avec des batteries dont la capacité est seulement de 43 kW. Alors certes, le petit SUV d’Opel embarque 430 kilos de batteries, impactant ses performances de conduite puisque son poids total s’élève à 1 691 kilos. Mais c’est un tout petit prix à payer pour bénéficier d’une autonomie sans précédent.

Une autonomie sans pareille sur le marché des voitures électriques

Grâce à ses batteries, l’Opel Ampera-e affiche une promesse inédite : une autonomie de 520 kilomètres. Bien qu’il s’agisse d’une autonomie théorique car elle est basée sur un cycle NEDC, ce chiffre est tout simplement un record pour un véhicule de cette catégorie. Et même en cycle mixte, qui se rapproche davantage de de la réalité, cette autonomie est de 380 kilomètres, soit environ 100 kilomètres de plus en moyenne que n’importe quel autre véhicule électrique de son segment. L’autre force de l’Ampera-e, c’est sa compatibilité avec la recharge rapide. Sur une prise de 50 kW, elle peut ainsi gagner 150 kilomètres d’autonomie en seulement 30 minutes. Notons toutefois qu’il faudra plus de 25 heures pour recharger la batterie entièrement avec une prise de seulement 16 ampères.

Puissance et frein régénératif : les gros avantages de l’Opel Ampera-e

Jusqu’à présent, les véhicules électriques ont toujours été associés à des performances de routes en demi-teinte. C’est terminé avec l’Opel Ampera-e. En effet, le petit SUV allemand affiche une puissance record de 204 chevaux. Bien qu’elle soit bridée à 150 km/h afin de préserver sa batterie, cette voiture électrique est en mesure de réaliser le 0 à 100 km/h en seulement 7,3 secondes. Elle se montre ainsi très efficace en phase de reprise ou même de dépassement. L’autre point fort de l’Ampera-e, c’est véritablement son frein régénératif. Lorsque le conducteur freine ou arrête d’appuyer sur l’accélérateur, ce qui est souvent le cas en ville ou dans les embouteillages, la batterie se recharge par elle-même. Grâce à un mode de conduite dédié à la régénération de la batterie, il devient possible de conduire avec seulement un seul pied de façon plutôt simple et addictive.

Opel Ampera-e : véritable révolution ou simple évolution de l’automobile ?

Comme nous avons pu le constater, l’Opel Ampera-e affiche des fonctionnalités et des performances jamais vues sur le marché de l’électrique (hormis Tesla dans la catégorie supérieure). Mais l’Allemande est-elle une simple évolution ou véritablement une petite révolution dans l’univers de l’automobile ? Éléments de réponse.

Une électrique sans concurrente sur son segment

Pour répondre à cette question, il convient tout d’abord de noter que l’Opel Ampera-e n’a pas de concurrente dans sa catégorie. Avec une batterie d’une capacité de 60 kW, elle fait deux fois mieux que la plupart des autres véhicules électriques. En matière d’autonomie, même constat puisque la Renault Zoé ou la BMW i3 affichent un retard d’environ 100 kilomètres. Et pour ce qui est de la puissance, il n’y a pas du tout de débat. Là ou l’Ampera-e déploie 204 chevaux, ses concurrents atteignent difficilement les 100 chevaux. Au final, seuls les modèles Tesla parviennent à faire mieux que le petit SUV d’Opel. La différence ? L’Opel Ampera-e est proposée à partir de 39 600€ (sans tenir compte du bonus écologique d’environ 6 000€) contre 75 500€ pour la Tesla Model S. Même si la technologie existait déjà, comme l’a prouvé la société d’Elon Musk, Opel est parvenu à la rendre accessible au plus grand nombre, ce qui constitue en soit une petite révolution.

Une électrique presque aussi performante qu’une thermique

Si l’Ampera-e domine de la tête et des épaules le marché de l’électrique dans sa catégorie, qu’en est-il face à une voiture thermique ? À première vue, l’Allemande ne semble pas souffrir de la comparaison. Il faut dire qu’avec sa puissance de 204 chevaux, son couple de 360 Nm et son accélération honorable (7,3 secondes pour atteindre 0 à 100 km/h), elle fait presque aussi bien qu’une citadine sportive. Elle se rapproche notamment des performances de la Renault Clio RS qui affiche un couple de 360 Nm, une puissance de 275 chevaux et un 0 à 100 km/h en 6,6 secondes. Même si l’Opel Ampera-e est encore loin des prouesses des véhicules haut de gamme ou sportifs, elle parvient à concurrencer la plupart des modèles thermiques d’entrée de gamme. Une belle évolution du marché de l’électrique qui mérite d’être saluée.

Un véhicule qui remporte déjà l’adhésion des Européens

Preuve du renouveau que représente l’Ampera-e sur le marché de l’électrique, elle est déjà victime de son succès. Opel n’avait en effet pas prévu l’engouement qui se mettrait en place autour de sa voiture électrique sur le sol européen. Face à l’afflux de commandes, le constructeur a été dépassé et a décidé de commercialiser l’Opel Ampera-e dans seulement 4 pays en Europe pour le moment, à savoir l’Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas et la Suisse. Ce choix n’est pas étonnant car il s’agit des nations qui sont les plus sensibilisées à l’électrique et qui bénéficient des aides de l’État les plus importantes. En France, il faudra attendre la fin de l’année 2017 pour s’offrir ce véhicule d’un nouveau genre.

Plus qu’une simple évolution et un peu moins qu’une véritable révolution (puisque la technologie existait déjà), l’Ampera-e a tout de même le mérite de rendre l’électrique accessible au plus grand nombre et de s’affranchir de la question de l’autonomie. De là à bouleverser le marché français de l’automobile qui ne compte qu’une part infime de véhicules électriques ? Rien n’est moins sûr.

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