Quelles sont les nouvelles mesures de 2018 pour la sécurité routière ?

  1. Securité Routière nouvelles mesures 2018

Entre 2013 et 2016, la mortalité routière a connu une hausse régulière sur les routes françaises. Et même si l’année 2017 a marqué un léger recul (-1,2%) et que nous sommes très loin de l’année la plus noire (en 1972, 16 545 personnes ont perdu la vie sur les routes), le gouvernement a décidé de prendre les choses en main. Au total, le Comité Interministériel de la Sécurité Routière (CISR), présidé par le Premier Ministre Edouard Philippe, a annoncé 18 nouvelles mesures en matière de sécurité sur les routes au début du mois de janvier 2018. L’occasion de se pencher sur les actions phares.

1. La limitation de la vitesse à 80 km/h

L’abaissement de la limitation de vitesse de 90 à 80 km/h (sur les RN et RD sans séparateur central) est certainement la mesure qui a fait le plus parler. Et même si de nombreuses associations d’automobilistes se sont élevées contre cette réforme, l’expérience a montré qu’elle avait du sens. Non seulement 55% des accidents mortels surviennent sur cette typologie de routes, mais une expérimentation dans 4 départements entre 2015 et 2017 a permis de constater une diminution de 25% de l’accidentalité et de 50% du nombre de morts sur la route. Cette mesure pourrait toutefois être modifiée au 1er juillet 2020, date à laquelle ses résultats seront analysés.

2. La suspension du permis en cas de téléphone au volant

Alors que le téléphone portable est impliqué dans 1 accident corporel sur 10, l’État a décidé de frapper un grand coup. À compter de 2019, un automobiliste commettant une infraction, tout en utilisant son portable en même temps, pourra voir son permis suspendu. Il faut dire que le fait d’écrire ou de lire un message au volant multiplie par 23 le risque d’accident.

3. La démocratisation des systèmes anti-démarrage

D’ici 2019, les automobilistes sanctionnés d’une suspension de permis à cause d’un taux d’alcoolémie supérieur à 0,8 gramme pourront malgré tout conduire. Pour cela, ils devront installer un éthylotest anti-démarrage dans leur véhicule à leur frais. Les conducteurs récidivistes en matière de conduite en état d’ivresse auront, quant à eux, l’obligation d’installer un éthylotest anti-démarrage et de réaliser un suivi médico-psychologique. Notons d’ailleurs que les automobilistes n’auront plus l’obligation d’avoir un éthylotest classique dans leur voiture.
À compter de 2021, les conducteurs ayant perdu leur permis à cause d’un excès de vitesse de plus de 40 km/h pourront installer un contrôleur électronique de vitesse dans leur véhicule afin de pouvoir continuer à conduire. En cas d’excès de vitesse, le dispositif avertira les autorités. À noter que ce projet est encore à l’étude.

4. Une meilleure protection des piétons et des deux roues

Afin d’améliorer la sécurité des piétons, le gouvernement prévoit de rendre les passages piétons plus visibles. Dès 2018, un système de vidéo-verbalisation des infractions pour non respect de la priorité aux piétons pourrait également voir le jour. Quant aux recettes liées à l’abaissement de la vitesse à 80 km/h, elles devraient en partie servir à aider les victimes d’accident de la route.
Afin de responsabiliser les usagers de deux roues, les formations visant à conduire ces véhicules devraient être renforcées. Dès cette année, l’utilisation des feux de brouillard de jour pourra également être autorisée pour les conducteurs de deux roues.

5. Des stages plus longs pour les récidivistes

À partir de 2019, les récidivistes verront la durée de leurs stages de conduite augmentée, et ce, quel que soit le motif de leur présence. Ainsi, ces formations passeront de 2 à 3 jours pour tous les automobilistes ayant déjà assisté à 2 stages au cours des 5 dernières années. L’objectif est de davantage responsabiliser ces usagers et de leur faire prendre conscience de la dangerosité de leur conduite.

6. La pédagogie et la transparence sont mises à l’honneur

De nombreux automobilistes pensent que « les contrôles se font là où il y a de l’argent à se faire, plutôt que là où il y a réellement des accidents ». Cette pour cette raison que le gouvernement entend améliorer la pertinence des opérations de contrôles ainsi que leur localisation, notamment en développant une carte indiquant les accidents.
Pour davantage de transparence, l’État a également émis la volonté de mieux communiquer avec les automobilistes. Ainsi, une carte répertoriant l’ensemble des radars automatiques devraient être publiée sur le site de la Sécurité Routière. Elle s’accompagnera d’informations concernant l’accidentalité et le montant des recettes réalisées.

7. La mise en fourrière immédiate du véhicule

À l’occasion du Comité Interministériel de la Sécurité Routière, Edouard Philippe tenait également à renforcer les mesures contre les automobilistes réalisant des infractions particulièrement graves. Raison pour laquelle, à partir de 2019, un véhicule pourra être mis immédiatement en fourrière pour une durée de 7 jours. Cette sanction pourra intervenir à la suite d’une conduite sous l’emprise d’alcool ou d’une conduite sans permis par exemple.

8. La valorisation des comportements exemplaires

À travers ces mesures, le gouvernement souhaite également récompenser les automobilistes au comportement vertueux. Même si aucune action n’a encore été prise, les automobilistes avec 12 points sur leur permis pourraient se voir féliciter. Ce sera au Conseil national de la sécurité routière de plancher sur le sujet et de décider de la façon dont valoriser les comportements exemplaires sur la route.

One Comment

  1. un séparateur semble essentiel pour une limitation a 80KM/H ; n est ce pas un mensonge encore une fois car sur la route très fréquentée entre Douvaine et Sciez ( Haute Savoie….. pour les parigos) il y a un séparateur et a 2 endroits la limitation est passée de 90 à 80 Km /h ….
    Où est la vérité !!!! obsrevable

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