L’impact du développement de l’IoT sur l’automobile

Emergence de l’IoT : quel impact pour l’automobile ?

En plein essor depuis quelques années, l’IoT (pour Internet of Things) bouscule de nombreux secteurs, dont celui de l’automobile. Également appelé Internet de l’Objet, ce terme désigne la capacité d’un objet physique (une voiture par exemple) à communiquer avec un objet virtuel (tel qu’un réseau de plusieurs véhicules). Une question se pose donc : quel sera l’impact de l’IoT sur le monde automobile à court terme ? De l’aide à la conduite au perfectionnement de la voiture autonome, en passant par la communication entre véhicules, découvrez tout ce que l’Internet des Objets pourrait changer dans le monde automobile.

shutterstock_303623774

L’Internet des Objets, un moyen de connecter le physique au virtuel

Avant de s’intéresser à l’impact de l’IoT sur l’univers automobile, il convient d’expliquer cette notion. L’Internet des Objets permet la transmission de données entre des objets virtuels et physiques. Plus concrètement, c’est la capacité pour des objets connectés à communiquer entre eux et à interagir de façon autonome. Pour illustrer cette idée, il est possible de prendre l’exemple futuriste des voitures autonomes. À terme, elles seront en mesure de communiquer entre elles et d’adapter leur comportement en fonction de leur environnement et des autres usagers. C’est d’ailleurs là tout l’intérêt pour le monde automobile : créer un réseau et des véhicules 100% autonomes. Pour cela, il faudra cependant attendre au moins jusqu’en 2025 et la commercialisation annoncée des premières voitures autonomes. Mais d’ici là, l’Internet des Objets aura déjà commencé à bouleverser l’univers automobile.

Les grandes tendances IoT qui vont simplifier la conduite

À court terme, les constructeurs automobiles ont la volonté d’utiliser l’IoT dans un but bien précis : simplifier la conduite. C’est notamment la raison pour laquelle on assiste depuis quelques années au développement des voitures connectées et ultra technologiques. À l’heure actuelle, c’est d’ailleurs les assistants de conduite qui sont au centre des priorités. BMW offre par exemple déjà la possibilité d’une conduite semi-autonome sur certains de ses modèles en associant le suivi de changement de ligne au régulateur de vitesse. C’est le cas également de Volvo qui équipe certains de ses véhicules d’une technologie de conduite semi-autonome. Sur autoroute, les modèles S90 et XC90 par exemple adaptent leur vitesse, maintiennent les distances de sécurité et interviennent sur la direction lorsque c’est nécessaire. Tout ceci étant permis grâce à de multiples capteurs analysant l’environnement et agissant en conséquence. D’autres constructeurs vont plus loin encore en proposant déjà des modes de pilotage automatique, comme Volkswagen et son concept-car Volkswagen ID. Néanmoins, il faudra encore attendre quelques années pour voir un tel véhicule sur nos routes.

L’Internet des Objets au service de la communication entre véhicules

Au-delà de l’aide à la conduite, l’Internet des Objets compte modifier un autre aspect de l’automobile : la communication entre les véhicules et la route. C’est dans cette optique que les technologies V2V (pour Vehicle to Vehicle) et V2I (pour Vehicle to Infrastructure) se développent. Celles-ci permettront à terme aux voitures de communiquer entre elles mais aussi avec le réseau. L’objectif ? Faire en sorte que les véhicules aient une meilleure connaissance de leur environnement et puissent agir d’elles même. Les véhicules pourront ainsi prévenir leurs homologues en cas d’accident ou encore de route glissante. Ces derniers adapteront leur vitesse en conséquence. Les prémices de l’autonomie complète en somme. À ce petit jeu, Audi est certainement l’un des constructeurs qui a pris le plus d’avance à l’heure actuelle. La marque allemande propose déjà une technologie similaire sur le Q7 et l’A4. Ces derniers peuvent notamment indiquer à leur conducteur le temps d’attente d’un feu rouge ou même adapter leur vitesse afin d’éviter les feux rouges.

L’internet des objets au service de la production automobile

Mais il n’y a pas que les conducteurs qui vont profiter de l’essor de l’IoT dans les années à venir. En effet, l’Internet des Objets entend bien également bouleverser la production automobile. Pour augmenter la productivité des chaînes de fabrication, les constructeurs misent en effet déjà largement sur les nouvelles technologies connectées. À l’image de Ford, plusieurs acteurs emblématiques font cohabiter des robots intelligents et autonomes aux humains sur leurs chaînes de production. L’autre grande tendance est à l’utilisation de la réalité augmentée. Les constructeurs s’en servent déjà d’ailleurs, notamment pour la conception des véhicules et pour simplifier le montage. À terme, l’IoT devrait permettre de réunir toute la chaîne de valeur, du constructeur aux clients, en passant bien évidemment par les concessionnaires. Toutefois, cela a du mal à davantage s’imposer au sein de l’industrie automobile pour le moment, et ce, pour une raison majeure : la sécurité des données.

IoT : une solution d’aide à la conduite ou un moyen de passer à la voiture autonome ?

Comme nous l’évoquions plus haut, les constructeurs automobiles privilégient l’utilisation de l’IoT pour offrir des fonctions d’aide à la conduite toujours plus sophistiquées. Aujourd’hui, de multiples technologies permettent déjà de simplifier la conduite (limiteur de vitesse, appel des urgences en cas d’accident, suivi du franchissement des lignes, etc.). Les années à venir devraient voir émerger de nombreuses autres fonctionnalités. Celles-ci permettront petit à petit de s’approcher de l’objectif ultime : la commercialisation à grande échelle de voitures autonomes. Mais pour le moment, les plus grandes marques automobiles sont unanimes. Il faudra attendre au moins jusqu’en 2025 pour que la technologie soit suffisamment aboutie afin de permettre l’autonomie totale des véhicules. Pour autant, chacun y va de ses essais en privé ou sur route ouverte. Les initiatives font souvent grand bruit d’ailleurs. C’est le cas de l’Audi Q5 autonome qui a parcouru 5 400 km, de la première livraison autonome par Uber en 2016 ou encore de la Roborace, la première course de voitures autonomes qui s’est déroulée en 2017.

Il paraît donc évident que l’Internet des Objets modifie (et va continuer à modifier) les systèmes d’aide à la conduite. Les années à venir, les véhicules devraient devenir de plus en plus intelligents et connectés, limitant au fur et à mesure les interventions du conducteur. Tout ceci dans un objectif premier : la commercialisation des premières voitures autonomes en 2025. Attention toutefois à ne pas vouloir brûler les étapes. C’est le cas de Tesla qui recense déjà plusieurs accidents impliquant des voitures autonomes. Après tout, il est toujours bon de rappeler que prudence est mère de sûreté… Un constat d’autant plus vrai dans l’univers automobile !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *