Décote automobile : les bons et les mauvais élèves

  1. DataCar Article de blog Decote voitures

Pour certains, choisir quelle voiture acheter est devenu un véritable parcours du combattant. Non seulement l’offre est considérable, mais les automobilistes doivent déjà penser à la revente avant même de s’être offert un nouveau véhicule. Alors que certaines marques semblent conserver leur valeur dans le temps, d’autres se montrent très compliquées à revendre au bon prix. L’occasion de s’intéresser aux constructeurs qui décotent le plus et le moins.

Décote : une chute exponentielle et inévitable

Bien que toutes les voitures perdent de leur valeur dans le temps, sauf très rares exceptions, la plupart des automobilistes souhaitent faire une bonne affaire au moment de la revente. Pour cela, il faudra bien souvent acheter un véhicule selon sa propension à plus ou moins décoter. C’est le magazine Caradisiac qui s’est attaqué au sujet, en analysant la base de données de La Centrale, un site de petites annonces de véhicules d’occasion. Grâce à plusieurs millions d’annonces publiées chaque année, l’étude a pu comparer le prix d’un véhicule neuf par rapport au prix proposé par les revendeurs, et ce, pour de nombreux modèles.
Premier enseignement : la décote d’un véhicule est exponentielle dans la grande majorité des cas. Autrement dit, une voiture neuve va perdre beaucoup de valeur dans un premier temps, avant de voir sa perte de valeur se tasser et progresser moins vite à partir de 10 ans. Cette enquête nous apprend également qu’un véhicule généraliste perd 1/4 de sa valeur durant la première année, contre seulement 18% pour une voiture premium. Pour autant, ces résultats ne sont que des moyennes. En effet, la décote peut énormément varier d’une année à l’autre, mais également d’un modèle à l’autre.

Le diesel, mis KO par l’essence à la revente

Alors que le diesel ne cesse de chuter dans les ventes, il s’avère également qu’il perd plus rapidement sa valeur que l’essence. Cette révélation inattendue fait voler en éclat l’idée reçue que le gazole a une décote moins rapide. Selon l’étude, les modèles diesel chutent beaucoup plus que l’essence, et ce, qu’ils soient âgés de 1 ou de 10 ans. À titre d’exemple, un diesel qui a 5 ans aura perdu 54% de sa valeur, contre 42% pour une essence en moyenne. Quant à un véhicule de 10 ans, il aura décoté en moyenne de 73% s’il s’agit d’un diesel, contre 61% pour un sans-plomb.
Ce résultat est toutefois à relativiser. Il faut savoir que de nombreux automobilistes cherchent actuellement à revendre leur diesel pour faire l’acquisition d’une essence, notamment pour anticiper les futures réglementations environnementales. Le marché du gazole étant saturé car l’offre est supérieure à la demande, les propriétaires ont tendance à diminuer les prix. Une tendance qui, si elle venait à se poursuivre, rendrait la revente de véhicules diesel de plus en plus compliquée.

Les marques françaises, championnes de la décote

Sans grande surprise, l’étude nous confirme que ce sont bien les marques premium qui perdent le moins de valeur. Pour preuve, Aston Martin (-4 %), Porsche (- 7%)² et Bentley (- 8%) font partie des marques qui ont l’une des plus faibles décotes après un an. Si les constructeurs allemands s’en sortent bien, notamment Audi (- 14%) et Mercedes (- 15%), c’est moins le cas du côté des Français. Peugeot (- 23%), Citroën (- 24%) et Renault (- 26%) occupent la queue du peloton. Plus grave encore, Infinity, la marque premium tricolore décroche la dernière place avec 26% de perte de valeur en un an. Une nouvelle preuve que le constructeur haut de gamme peine à séduire en seconde main.
La grande surprise vient en réalité de Dacia. Le constructeur low-cost se classe en effet en seconde position du classement avec seulement 7% de décote après un an. Un résultat inattendu qui confirme l’attractivité de Dacia.
Le palmarès évolue totalement après 10 ans. Cette fois-ci, ce sont véritablement les marques de luxe qui trustent les premières places avec, dans l’ordre, Lamborghini (- 40%), Ferrari (-43%) et Porsche (- 48%). Parmi les marques plus généralistes, certaines font relativement bonne figure, à l’image de Jeep (- 56%), de Suzuki (- 60%) et de l’incontournable Dacia (- 63%). Derrière, c’est la dégringolade pour les constructeurs français comme allemands. Si Mercedes perd en moyenne 72% de sa valeur en 10 ans, c’est encore pire pour les modèles tricolores : Peugeot, Renault et Citroën affichent entre 73 et 76% de diminution de valeur.

Décote automobile : tous les modèles ne sont pas sur un pied d’égalité

Cette étude s’est également intéressée à la perte de valeur des véhicules qui se vendent le mieux en occasion. L’occasion de dresser le bilan, catégorie par catégorie, des voitures qui ont le plus la cote.
Citadines : alors que la Renault Clio 4 est le modèle le plus vendu en France depuis plusieurs années, c’est également celui qui décote le plus après un an (- 20%), là où une Citroën C3 de 3ème génération ne perd que 8% de sa valeur. À 10 ans, la perte de valeur s’harmonise puisque la 208, la Clio et la Polo ont toutes une décote comprise aux alentours de 50%.
Compactes : la Volkswagen Golf 7 est celle qui perd le moins de valeur après un an (- 15%). Mais à partir de 10 ans, la plupart des compactes connaissent une décote très importante qui se situe autour de 70%. Cela vaut aussi bien pour la Golf que pour la C4 ou la 308.
SUV : le Dacia Duster est le champion de la catégorie avec une perte de valeur située sous la barre des 10% après un an. Vient ensuite la Peugeot 3008 qui fait bonne figure, au contraire du Renault Kadjar et du Nissan Qashqai. Après 10 ans, l’écart se creuse puisque le Duster est toujours sous la barre des 50%, tandis que ses principaux concurrents frôlent les 70% de décote.

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