Contrôles techniques de 2017 : tout ce qu’il faut retenir

  1. Article Blog Tout sur le contrôle technique en 2017

Comme chaque année, l’OTC (Organisme Technique Central) nous livre son bilan annuel des contrôles techniques (CT). Au total, ce sont plus de 25 millions de contrôles (tous véhicules confondus) qui ont été réalisés. Alors que l’année 2016 avait été marquée par un fort vieillissement du parc automobile français, est-ce qu’il en sera de même en 2017 ? Pour le savoir, intéressons-nous au taux de contre-visites en France, aux départements réalisant le plus de contre-visites, aux motifs de contre-visite ainsi qu’aux nouveautés attendues pour 2018. Retour en chiffres sur tous les engrènements à tirer des contrôles techniques de 2017.

Contrôles techniques 2017 : un bilan en demi-teinte

Rappelez-vous : en 2016, le taux de contre-visites pour les véhicules particuliers avait reculé (17,64%), malgré davantage de contrôles techniques réalisés (20,2 millions). Le résultat est moins probant cette année. En effet, le nombre de contrôles techniques effectués a une nouvelle fois augmenté, pour atteindre environ 20,6 millions. Quant au taux de contre-visite, il a lui aussi connu une légère hausse puisque 18,56% des véhicules légers contrôlés ont du repasser au centre.
Un résultat qui a de quoi inquiéter ? Pas nécessairement. Dans le même temps, plus de véhicules ont passé leur contrôle technique sans présenter le moindre défaut cette année. Pour preuve, 14% des voitures particulières n’avaient pas de défaut (contre 13,5% en 2016) et 6,6% des véhicules utilitaires étaient dans le même cas (contre 6,2% en 2016). Une progression qui s’applique quel que soit l’âge des véhicules contrôlés : 30,8% des voitures de 4 à 7 ans n’avaient pas de défaut (contre 29,2% en 2016) et 4,2% des voitures de plus de 10 ans (contre 3,9% en 2016).

Quels départements sont les bons et les mauvais élèves du CT 2017 ?

Sans grande surprise, ce sont une nouvelle fois les départements d’outre-mer qui présentent le taux de contre-visites le plus élevé. Si la Réunion et la Martinique s’en sortent bien, c’est moins le cas de Mayotte qui a vu 25,14% des véhicules particuliers contrôlés être recalés. Mais la palme revient à la Guadeloupe et à la Guyane, où plus de 32% des contrôles ont débouché sur une contre-visite. En Métropole, ce sont deux départements de l’ouest qui font figure de mauvais élève. L’Ille-et-Vilaine et le Maine-et-Loire affichent respectivement un taux de contre-visites de 23,15% et de 23,20%. À l’opposée, ce sont la Seine-Saint-Denis (12,31%) et le Val-d’Oise (12,21%) qui affichent les meilleurs résultats. À noter que ce sont les départements du Nord (environ 776 000), des Bouches-du-Rhône (environ 604 000) et de la Gironde (environ 528 000) qui ont réalisé le plus de contrôles techniques en 2017

L’âge des véhicules, principale raison des contre-visites

Si le bilan des contrôles techniques 2017 est nuancé, c’est certainement du à un élément en particulier : le vieillissement du parc automobile tricolore. Alors que l’âge moyen des véhicules particuliers était de 11,68 ans en 2016, il est passé à 11,89 ans selon l’OTC. Même constat pour le parc utilitaire puisque son âge moyen est passé de 12,28 à 12,61 ans. En seulement 6 ans, le parc automobile français a même vieilli d’un an (de 10,91 en 2011 à 11,99 en 2017). Ce sont d’ailleurs les véhicules essence qui sont les plus vieux avec un âge moyen de 14,2 ans contre « seulement » 10,9 ans pour les diesels.
L’âge avancé des véhicules explique certainement les principaux motifs de contre-visite. En effet, les défaillances les plus communes concernent les liaisons au sol, et principalement les pneus, qui ont représenté 9,20% des motifs de contre-visite. Viennent ensuite un défaut d’éclairage et de signalisation, un problème de freinage ou encore un niveau sonore trop élevé. On remarque toutefois que les deux principales causes de contre-visites (à savoir les pneumatiques et l’éclairage) auraient certainement pu être facilement évitées par leur propriétaire. Mais ce sont surtout les problèmes de pollution qui ont progressé : 4,55% des contre-visites ont eu lieu pour ce motif (contre 3,38% en 2016). Avec le nouveau contrôle réalisé avec une sonde, ce sont principalement les véhicules diesel qui ont le plus souffert d’un défaut de pollution (3,8% de contre-visites pour ce motif, contre 2,5% en 2016).
Malgré l’interdiction des vitres teintées à l’avant décidée l’année dernière, quelques irréductibles ont tenté de passer un contrôle technique de la sorte. Ainsi, un défaut de visibilité a été pointé du doigt pour 0,77% des contre-visites. Comme quoi, l’âge et le taux de pollution d’un véhicule ne sont pas les seules raisons pour être recalé.

Nouveau contrôle technique : les règles se durcissent dès le 20 mai 2018

L’augmentation du taux de contre-visites ne devrait pas faiblir en 2018. Et pour cause, le futur contrôle technique va se corser à partir du 20 mai 2018. Alors qu’il s’intéressait à 123 points de contrôle, le nouveau CT passera à 132 points. Le durcissement des règles concerne également le nombre de défaut potentiels (606 contre 453 en 2016) et le nombre de défauts rendant la contre-visite obligatoire (467 contre 196 en 2016).
Ces changements pourraient avoir de graves conséquences sur le parc français. En effet, plusieurs acteurs de l’automobile s’entendent à dire que le taux de contre-visites pourrait atteindre 30 à 40% (contre 18% aujourd’hui). Plus grave encore, environ 3% des véhicules contrôlés pourraient être interdits de circuler à cause d’une défaillance critique (en attendant sa réparation). Des projections qui risquent de ne pas plaire aux automobilistes français. Rendez-vous le 20 mai pour en avoir le cœur net.

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